Video

Selected Art Video
Quelques vidéos d'art

Fragile Dream

2019 / HD / 20:00 

Filmed in the Greater Blue Mountains World Heritage Area in Australia during an artist residency, the work draws its title from the concept of “Dreamtime,” a foundational element of Aboriginal cosmology. Within this worldview, all living beings are interconnected, forming a dynamic system of relationships in which Earth, humans, animals, and plants exist as parts of a unified whole.

Réalisée dans la région des Greater Blue Mountains, en Australie — un territoire inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO — cette œuvre prend forme dans le cadre d’une résidence d’artiste. Son titre s’inspire du concept de « Temps du rêve », fondement de la cosmologie autochtone. Selon cette vision du monde, tous les êtres vivants sont intimement interconnectés, formant un réseau dynamique de relations où la Terre, les humains, les animaux et les plantes participent d’un même ensemble indissociable.

Holiday Out

2024 / DCI 4K / 10:40

For years, Californians have identified homelessness as the state’s most urgent crisis. In 2024, the number of people living on the streets or in shelters reached a record high. Driven by soaring housing costs, untreated mental illness, and widespread addiction, this crisis is visible everywhere. What statistics describe as “unsheltered homelessness” is, in reality, human suffering unfolding in plain sight. In El Centro, along the edge of Interstate 8 and the Sonoran Desert, I captured fragments of daily life shaped by this condition.

Depuis des années, les Californiens perçoivent l’itinérance comme la crise la plus urgente de leur État. En 2024, le nombre de personnes vivant dans la rue ou en refuge a atteint un niveau sans précédent. Nourrie par la flambée des coûts du logement, l’absence de prise en charge des troubles de santé mentale et la prévalence des dépendances, cette crise s’impose partout dans le paysage. Ce que les statistiques désignent comme « itinérance » correspond, en réalité, à une souffrance humaine exposée au grand jour. À El Centro, aux abords de l’Interstate 8 et du désert de Sonora, j’ai capté des fragments de vies quotidiennes façonnées par cette réalité.

Adrift

2019 / HD / 23:25

This experimental video was filmed in the polluted waters of the Staten Island boat graveyard—an uncanny, desolate landscape where vessels from multiple eras lie abandoned. Ferries, barges, fishing boats, and steam tugs slowly decay in the mud of Arthur Kill, a refinery-lined inlet still active with passing tankers. Near New Jersey’s Chemical Coast, these now-toxic shores were once composed of salt marshes, forests, and freshwater wetlands.

Cette vidéo expérimentale a été filmée dans les eaux polluées du cimetière de bateaux de Staten Island — un paysage à la fois étrange et désolé, où des embarcations de différentes époques reposent à l’abandon. Ferries, barges, bateaux de pêche et remorqueurs à vapeur se décomposent lentement dans la vase de l’Arthur Kill, un bras de mer bordé de raffineries encore traversé par des navires-citernes. À proximité de la Chemical Coast du New Jersey, ces rivages aujourd’hui toxiques étaient autrefois constitués de marais salants, de forêts et de milieux humides.

Uprooted
Déraciné

2012 / HD / 10:45

Uprooted offers a critical reflection on environmental and urban development. It explores the outskirts of North American cities—spaces that are strangely alike and curiously devoid of any sense of home. Their excessive scale, standardization, and lack of form produce a persistent unease. Urban upheaval has the power to render even the most familiar places unrecognizable, transforming them into anonymous and forbidding terrains. On this blank slate, local memory is gradually erased.

Déraciné propose une réflexion critique sur le développement environnemental et urbain. Elle explore les périphéries des villes nord-américaines — des espaces étrangement similaires et curieusement dépourvus de tout sentiment d’appartenance. Leur échelle excessive, leur standardisation et leur absence de forme génèrent un malaise persistant. Les bouleversements urbains ont le pouvoir de rendre méconnaissables même les lieux les plus familiers, les transformant en territoires anonymes et hostiles. Sur cette page blanche, la mémoire locale s’efface peu à peu.