Le Camp de la rivière

2017 – 2018

Je m’intéresse à la résistance citoyenne et à ceux qui luttent pour un monde meilleur, pour tous. « Penser global, agir local » est quelque chose que je tente d’intégrer à mes créations en m’impliquant avec les gens qui y travaillent déjà. L’art contribue à un certain éveil, il peut transformer les mentalités et amener les gens à se mobiliser.

Le Camp de la Rivière est une occupation citoyenne installée sur un chemin forestier menant au site de la compagnie pétrolière Junex, près de la ville de Gaspé (Québec). Ce mouvement autonome de réappropriation du territoire a été initié en 2017 pour demander l’arrêt des travaux de forage et il est maintenu en place pour renseigner la population sur les risques de l’exploration et de l’exploitation gazière et pétrolière.

Au Canada comme aux États-Unis, les lois sont favorables à l’extractivisme et l’industrie est largement subventionnée à même les fonds publics, ce qui pousse certains citoyens à s’organiser pour dénoncer la situation et proposer des visions alternatives.

Les militants du Camp de la Rivière sont des protecteurs de l’eau et des lanceurs d’alertes qui se battent pour un environnement plus sain et une société plus équitable; ils prennent ainsi le relais de gouvernements qui nous laissent tomber. Cette série photographique est une reconnaissance de cet engagement, de la solidarité et du don de soi.

Un corpus d’une cinquantaine d’images de formats moyens